Le filtre anti-arnaques dont rêve le gouvernement est un serpent de mer, annoncé depuis plusieurs années. Mais il serait enfin sur le point de devenir réel.

Lors de sa campagne de 2022, Emmanuel Macron avait promis de mettre en place un filtre anti-arnaques, afin de protéger les Français quand ils naviguent sur le web. Cet outil avait été à l'origine prévu pour 2023, avant d'être repoussé, au point que certains ont même pu l'oublier. Mais le projet était toujours dans les cartons, et bien loin d'être abandonné.
Un dispositif qui arriverait à la rentrée
Les arnaques ne cessent d'augmenter ces derniers années sur le web, avec des internautes qui sont redirigés vers des sites webs frauduleux, dans l'idée de leur escroquer. Pour combattre ce phénomène, le gouvernement a depuis longtemps l'ambition de mettre en place un filtre, qui permettra de prévenir chaque Français de la nature frauduleuse du site qu'ils sont sur le point de visiter.
Et ce projet, attendu depuis un certain temps, serait en fait dans sa phase finale avant lancement. Selon un renseignement du média L'Informé, un projet de décret pour l'instituer aurait été communiqué à la Commission européenne. L'objectif serait de le mettre en place le 1er septembre 2026.

L'Office anti-cybercriminalité à la tête de cet outil
Ce filtre serait pris en charge par l'Office anti-cybercriminalité, qui identifiera les sites illégaux. L'outil qui sera déployé aura aoors deux faces. La première concerne les internautes, qui seront instruits du caractère frauduleux du site, auquel ils pourront tout de même accéder en confirmant avoir reçu l'avertissement.
La seconde elle sera une régulation directement menée par l'Office, qui, lorsqu'il identifiera un site problématique, contactera les propriétaires, pour leur enjoindre de mettre fin aux pratiques illicites. Ils auront ensuite cinq jours pour répondre. Les fonctionnaires contacteront dans le même temps les géants du net comme Apple, Google ou Mozilla, pour qu'ils prennent une mesure conservatoire pouvant aller jusqu'à sept jours, et affichent dans le navigateur un message d'avertissement quand l'internaute arrive sur le site.
Enfin, si les propriétaires continuent d'ignorer les autorités, celles-ci peuvent obtenir le blocage du site, pour une durée maximale de trois mois.
Source : L'Informé